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145.629.630,123 dollars
Friday, November 19, 2004 02:47 p.m.


145.629.630,123… dollars, tel est à présent le coût de la guerre en Irak. Chiffre dérisoire en regard des pertes en vies humaines, tant celle des soldats embarqués dans l'aventure que celle des populations civiles irakiennes. Mais il y a aussi un autre prix, impossible à tenir : celui des otages, martyrs de "l'humanitaire embarqué" ("embedded humanitarian"), froidement exécutés par des organisations aux objectifs inavouables. On peut se demander dans quelle mesure l'étalage honteux de la détresse de ces otages, et de leur famille, implorant les dirigeants des pays engagés dans la guerre irakienne, est capable de peser sur le cours des événements. Le chantage s'adresse d'ailleurs plus sur l'opinion publique, sommée de manifester son opposition à la guerre, qu'aux gouvernements. C'est sans compter que la prise d'otage nous enferme dans le choix impossible entre la violence guerrière (celle d'une occupation et d'une rétorsion anterroriste) et la lâcheté, ou du moins, la défaite qui consisterait à accepter les conditions des preneurs d'otage. Face à ce chantage, une échappatoire semble impossible : exiger de nos gouvernements le retrait des troupes serait, dans les conditions actuelles, pour le moins maladroit.

Trop enlisés dans une guerre qu'ils ne maîtrisent plus les USA et leurs alliés, ne peuvent sans déshonneur évacuer le terrain, alors il leur faut boire le vin jusqu'à la lie et pénétrer plus avant encore, jusqu'au cœur des ténèbres. La presse fait état de témoignages, ou d'indices matériels, de l'oppression islamiste subie par la population de Falloudja… : exécutions sommaires, tortures, application stricte de la charia, attendent ceux qui résistaient, paraît-il, à l'ordre moral imposé par les sunnites … Information exacte ou propagande ? L'info est d'autant plus opportune que les télévisions occidentales montrent l'image d'une exécution sommaire d'un prisonnier, par un marine américain.

Banalité de la violence guerrière : la machinerie de propagande soft de l'US army semble prise en défaut, oui : la prise et l'occupation de Falloudja sont cruelles, comme toute les guerres… d'autant plus que la tactique adoptée est, prenant les médias à revers, de procéder à une invasion massive précédée de bombardements intensifs et de livrer un combat sans merci.

145.950.151,523 dollars … quelques heures suffisent pour dépenser 300.000 dollars. Reprenant l'écriture, je pense aux dégâts causés par ce conflit dans nos représentations idéologiques et notre imaginaire politique.

La haine imprègne progressivement les communautés arabo-musulmanes vivant en Europe, haine qui exacerbe l'islamophobie ordinaire d'une société plus frileuse que jamais. En Belgique le gouvernement a opté de manière volontariste pour une intégration multiculturelle jusqu'à présent assez harmonieuse (problématique des réfugiés mise à part) mais la société semble sournoisement traversée par une sourde haine tapie en ces zones où la marginalité sociale coincide avec la "différence culturelle". Parmi d'autres, la haine islamiste existe bel et bien, tout comme la haine antisémite, tout comme le racisme xénophobe. Quelques indices inquiètent : ainsi la sénatrice belge, d'origine marocaine, est menacée de mort - l'auteur des menaces a été arrêté, ai-je appris ce matin - en raison de son engagement pour l'égalité sexuelle et le droit des femmes en islam. Ailleurs, un club de jeune footballeurs juifs fait l'objet, lors d'un match, de sarcasmes antisémites et de slogans glorifiant Hitler.

L'antisémitisme est de plus en plus manifeste même s'il semble motivé par l'antisionisme : l'enjeu n'est plus le conflit israélo-palestinien, mais une confrontation globale avec un prétendu "axe" américano-sioniste, impliquant non seulement les américains mais aussi tout le monde juif.

Usenet, ce "Je suis partout" du 21e siècle n'est plus hanté par les Bardeche, les Céline ou les Drumont… mais par une ribambelle de gamins (?) internautes politiquement analphabètes : je cite – cela vient du dépotoir de usenet, à savoir fr.soc.politique – "Objet :L'INTIFADA IRAKIENNE A COMMENCE A FALLOUDJA : GLOIRE ET HONNEUR A LA RESISTANCE IRAKIENNE FACE A L' OKKUPANT IANQUI ; GLOIRE ET HONNEUR A LA RESISTANCE PALESTINIENNE FACE A L'OKKUPANT NAZIONISTE !", par un certain "Vador", Dark pour les intimes, sans doute… qui conclut son post vengeur par un tonitruant : "Ce sera à notre tour de faire en sorte d'apporter la " solution finale à l'okkupation de l'espace eurasiatique par l'hydre thalassocratique et nazioniste ! GLOIRE ET HONNEUR A LA RESISTANCE ARABE FACE A L'HYDRE THALASSOCRATIQUE ET NAZIONISTE ! POUR UNE EUROPE DE DUBLIN A VLADIVOSTOCK , D'ADEN AU CAP COMORIN ! " – n'était-ce la haine, le braillage en deviendrait presque comique et je me demande encore qui incarne, dans ce monde troublé, cet "hydre thalassocratique" : Athènes, car nous vivons un remake des guerres médiques.

Disons le clairement, les migrants maghrébins – en Belgique comme en France (encore que les clivages sociaux se manifestent plus crûment outre-Quiévrain) ne sont en rien impliqués dans ces débordements. L'intégration réussit, et la visibilité sociale et politique des enfants d'immigrés, dans les médias ou dans les partis, montre à l'évidence que la société belge n'est plus – la situation était différente en 1970-1980 – imprégnée de racisme... nonobstant l'inquiétant succès politique du VB – lisez maintenant "Vlaams Belang", nouveau nom – ("intérêt flamand") – du Vlaams Blok.


les ratons laveurs allemands à la conquête de l'Europe
Sunday, November 7, 2004 10:40 a.m.


"Ils viennent d'Amérique du nord, mais rien ne semble arrêter leur conquête des villes européennes. En 1934, l'Office des Forêts du Reich dirigé par Hermann Goering donnait son feu vert à une demande d'introduction des ratons laveurs. Argument avancé : enrichir la faune locale. Ils seraient aujourd'hui entre 100.000 et un million en Allemagne. Ils ont déjà colonisé la Belgique, le Luxembourg, la Pologne, la République tchèque, et l'Alsace et la Lorraine... Une nouvelle qui a poussé le tabloïd britannique Sun à avertir ses lecteurs que les ratons laveurs nazis sur le sentier de la guerre préparaient de l'autre côté de la Manche un «Blitzkrieg» vers l'Angleterre. " in "le Soir" et Yahoo news...

bon, nous n'avons qu'à bien nous tenir : on avait déjà le Vlaams Blok, le Front national, les néo nazis de tous poils et les skinhead, nous voilà à présent confrontés à des bestioles allochtones introduites par Goering him self !

Selon une chronique de l'ONU consacrée à l'environnement, "L’introduction d’espèces allogènes d’une région du monde dans une autre est devenue une menace notable, ces dernières années, parallèlement au changement climatique. En effet, les espèces allogènes ont rarement, dans leur nouvel habitat, de prédateurs naturels, et peuvent donc l’emporter dans la compétition avec les espèces locales, pour l’obtention de sites où elles peuvent se reproduire et s’alimenter. On estime qu’en 1939, 497 espèces allogènes habitant les eaux douces ou les mers avaient été introduites dans des environnements aquatiques de par le monde. Durant la période 1980-1998, ce chiffre, selon les estimations, avait grimpé à 2 214. "

Ce qui amèna l'Afrique du Sud à mener des campagnes particulièrement drastiques pour l'éradication des plantes exogènes, introduites en Afrique du Sud. La tonalité de ces campagnes avait un caractère quasiment "xénophobe" : Combating the alien invasion in south africa" est une véritable déclaration de guerre contre les plantes et bestioles d'origine étrangère. Dire qu'un relent de nationalisme écologique suinte dans l "Alien buster campaign" (en 2000-2001) ("Seek and Destroy Invader Plants ") serait peut être exagéré, mais le ton de certaines affiches, certaines bandes dessinées ("Promotional items to encourage the participation of children and schools will include alien-plant-spotting glasses, an action adventure comic featuring Mechanical Man, Chemical Can and Bionic Bug on their intrepid mission against invasive alien plants. This space-age spoof acknowledges that the three main weapons used in the fight against invading alien plants are labour-intensive mechanical and chemical methods which involve chainsaws, herbicides and long-term biological control, which makes use of the natural enemies of alien species. " , certains tracts prêtent à ricaner... évidemment, quand on a affaire à l'envahissante jacinthe, il y a de quoi trembler... mais bon, à Bruxelles, nous n'avons affaire qu'aux perriches (oui, perriches, car ce ne sont pas des perruches) et perruches à collier, et écureuils de malaisie.... en attendant nos premiers ratons laveurs nazis


entarter l'urbanisme ?
Wednesday, August 4, 2004 02:54 p.m.


entarter l'urbanisme ? Le gloupier - Noel Godin pour les intimes - se rendit célèbre par ses attentats patissiers à l'encontre de stars médiatico-politiques... rien de tel que l'application amoureuse d'une tarte à la crème pour déconstruire méthodiquement tout ce que la superficialité clinquante du pouvoir a pu édifier en guise d'illusion et de mensonge. Mais comment entarter ces anti-oeuvres architecturales, habitoirs déshumanisés édifié à la seule gloire et profit des promoteurs immobiliers, qui défigurent nos cités. Critique virulent et acerbe du capital consumériste et de ses idéologies politiques, Maxime Matray tente une réponse aussi incisive que originale. Sa recette, une pantagruelique et gargantuesque lasagne édifiée entre deux étages d'HLM : 500 tonnes de pâtes fraiches, 2 millions d'oeuf entiers, 1.000.000 lites de sauce tomates etc etc (la revue "Beaux-Arts" de juillet 2004, fournit la recette complète).

De quoi décourager les estomacs les plus gourmants. De quoi humilier, par l'indigestion, n'importe quel urbaniste. Nourriture et art font bon ménage ce Matry qui exerce son regard sur le monde en adoptant le point de vue de la patate - de celui qui la contemple. Ce regard appuyé sur le dérisoire, le banal, et le plus prosaique, celui de la bouffe - même pas gastronomique : il s'agit ici des produits industriels des pizzeria-pour-touristes, de pâtisseries-à-la-chaine, de vite-bouffe macdonaldienne sert ici la cause révolitionnaire d'une prise de conscience de la précarité dérisoire de notre bien-être con/as-sommant.

Témoin : cette série parabourdieusienne de kitchissimes édicules funéraires dressés à l'aide de patisserie crêmeuse, de tartines enmayonnaisée, de barres de chocolat, de victuailles diverses glanées chez l'épicier du coin. Autre témoin : la déliquescence programmée de crèmes glacées - de celles qui agrémentent les entractes de cinoche - sous la canicule de salons d'art... la surconsommation flatulente avoisine déciment la débacle civilisationnelle : mort de nos cellules graisseuses, à l'instar de l'éclatement programmé de la bulle spéculative du post-industrialisme.


Sabam vs Tiscali : P2P interdit ?
Monday, August 2, 2004 09:52 a.m.


Guéguerre juridique entre la SABAM (une société belge de recouvrement des droits d'auteurs) et le fournisseur d'accès Tiscali. la Sabam reproche à Tiscali de favoriser le piratage musical en permettant aux abonnés de se livrer aux joies du P2P. Selon la Sabam, les FAI disposeraient des moyens techniques pour empêcher tout usage de logiciels de P2P (Kazaa et consort). Le procès intenté à Tiscali vise surtout à créer un précédent, à poser le problème des préjudices causés aux auteurs (et surtout, à l'industrie du disque) par le partage "illégal" de fichiers musicaux, et à faire jurisprudence, se réservant à plus tard d'attaquer d'autres fournisseurs d'accès. on peut certes s'interroger sur les raisons de cette stratégie et sur le choix de la cib le : pourquoi Tiscali plutot que d'autres fournisseurs ?

Quelques remarques, nonobstant la problématique réelle du piratage :

  • un fournisseur d'accès ne fait que garantir les moyens techniques de la connexion internet, il ne fournit ni les logiciels, ni la technologie du p2p et n'encourage pas à un usage illicite du net, se refusant à faire lui-même ce qui incombe aux pouvoirs publics.
  • un logiciel p2p (kazaa etc) n'est qu'un outil, qui peut être utilisé pour la recherche, le transfert et la mise à disposition de données ou de fichiers non assujetis au droit d'auteur ... que la majorité des internautes s'en servent pour partager, hors de toute considération commerciale et de lucre, des fichiers musicaux est peut être un fait, mais cet usage ne répond pas nécessairement à l'intention des concepteurs de ces logiciels p2p
  • la logique quelque peu utopique du p2p est de permettre un échange informel sur la base du don et du partage. Cette pratique sociologique est une donnée que doivent intégrer les producteurs audio-visuels et qu'intègrent fort bien des auteurs plus soucieux de la diffusion de leurs oeuvres que de leur rentabilisation commerciale.
  • A cet égard la stratégie des majors, qui s'attaquent aux internautes, ou des sociétés de droits d'auteurs qui ciblent sur les FAI, me semble inadéquate et donne la mesure de l'inadaptation des producteurs audiovisuels à la modification sociologique induite par l'internet. Depuis l'origine de l'industrie des medias, le prêt, l'échange, le don, la copie ont causé un "déficit" en terme de recouvrement de droits d'auteurs. A suivre la logique préconisée par les industriels de la "culture", on aurait depuis longtemps interdit les bibliothèques et médiathèques, les photocopieuses, et exigé une perception de droit à chaque lecture ou usage d'un média, quitte à taxer quiconque prête, à son copain, un disque ou un livre. Ce que ne comprennent pas les industriels et les auteurs qui leur sont inféodés, c'est que les produits culturels ne sont pas que des biens marchands, mais des oeuvres acquérant, par leur succès, une valeur d'usage, d'ordre social, incommensurable avec le bénéfice commercial attendu. Un auteur s'il peut légitimement exiger le respect de ses droits moraux (sur la paternité intellectuelle de son oeuvre) et une rétribution correcte de son travail, ne peut raisonnablement exiger un contrôle social sur la réplication, par les consommateurs et dans un contexte non lucratif, des enregistrements de son oeuvre.
  • il faut peut être chercher ailleurs la responsabilité du déficit de l'industrie du disque : inadaptation aux exigeances des consommateurs, recherche du profit à court terme au déficit de l'investissement artistique à long terme, et, plus que la copie sans but lucratif, l'organisation mafieuse du piratage à large échelle de CD, DVD etc... vendus ici comme ailleurs sur des marchés parallèles. Mais il s'agit là d'entreprises mafieuses à laquelle la généralisation du p2p peut faire pièce.
Reste à imaginer les solutions techniques et/ou juridique permettant de garantir les droits des auteurs. Je ne ferais pas ici le procès des sociétés de recouvrement qui constituent souvent aussi des empires financiers peu transparents, et dont on peut se demander si les auteurs marginaux ou produisant hors circuits commerciaux dominants en tirent réellement bénéfice.
par exemple - il s'agit ici d'idées lancées en vrac, sans tenir compte de leur réalisme :
  • perception forfaitaire d'une taxe - redevance de droits d'auteurs - sur l'accès à internet, qui dédouanerait ainsi les internautes des droits de copie des fichiers musicaux (sous réserve des autorisations d'auteurs et de leurs droits moraux)
  • modification de la législation des droits d'auteurs et du mode de rétribution des artistes, favorisant la rétribution des prestations effectives au détriment de la perception des droits de suite.
  • légalisation de la copie numérique au terme d'un délais plus court que l'échéance des droits d'auteurs (par exemple, 10 ans, 20 ans). Cela pourrait concerner aussi bien les données musicales que les logiciels qui tomberaient dans le domaine public dès lors qu'une ou deux versions ultérieure est commercialisée
  • modification de la politique de prix : les données numérisées - abonnements en ligne, accès aux données etc - sont vendues généralement à des prix prohibitifs par rapport à leur coût de production, de diffusion et de réplication. ainsi un article (d'archive) de presse vendu en ligne revient à peu près au même prix qu'un journal "papier" entier... ce qui me semble exhorbitant si l'on tient compte que le travail du journaliste est déjà rétribué et rentabilisé par la vente du journal papier.

    Quoiqu'il en soit, la Sabam n'est pas au bord d'une faillite causée par les usagers du p2p : en témoigne l'accord conclu entre Sabam et Universal : "À partir du premier juillet 2004, chaque disque mis sur le marché européen par Universal Music occasionnera la perception d'un droit – baptisé droit de reproduction mécanique – d'un montant approximatif de un euro, sur lequel la Sabam prélèvera une commission de 7,32 %. Au total, la Sabam devrait engranger un chiffre d'affaires approximatif de 100 millions d'euros par an, soit l'équivalent de quelque 100 millions de supports sonores et audiovisuels, lesquels porteront désormais le label Biem/Sabam." (le Soir, 2 août 2004).

    Cette affaire montre bien la distorsion entre des logiques antagoniques : celle des auteurs revendiquant leur droit à une rémunération, celle des usagers consommateurs soucieux de mettre à profit la technologie existante pour échapper aux contraintes économiques, celle des "majors" et industriels de la culture, soucieuse de rentablité économique, acquise même au détriment des auteurs (virés s'ils ne sont pas rentables) et des usagers réduits à la passivité consumériste.


    visages
    Thursday, July 29, 2004 01:42 p.m.


    Ces dessins ne sont qu'un essai d'application d'un effet graphique assez simple à obtenir sur photoshop 7. Il s'agit de traduire un aspect d'esquisse, griffoné, anguleux, à des traits en choisissans une "forme" de pinceau allongée, et en corrélant, dans les propriétés de la forme, l'angle à la direction du trait. Le résultat est un dessin erratique, anguleux, analogue à des traits de plume violemment appliqués.

    Ces visages se rapprochent des portraits (imaginaires) exécutés à la craie, crayon conté ou pastel et encres, mixtant les techniques. J'avais contré ma gaucherie et travaillé de la main droite, m'obligeant à négliger les fioritures pour un expressionnisme brut. Mais en passant à création numérique, nous écartons d'amblée tout contact avec la matière : formes, effets, transparences, superpositions, opacités et textures sont obtenus par la voie traverse de paramétrages d'outils, et de création préalable de formes ou de texture. La spontanéité n'existe pas, semble-t-il, pour le artiste numérique quoique une connaissance approfondie du logiciel permet l'improvisation. L'aléatoire, ou la l'exploitation d'effets inattendus, reste présent.

    Tout dépend naturellement de l'esprit dans lequel on travaille. L'hyoerréalisme photographique est l'idéal de nombreux créateurs attaché à restituer du mieux possible les matières et les textures réelles. Pour ma part, j'opte pour une approche graphique, intégrant des données photographiques dans des images composites, ou travaillant à partir de dessins photographiés. Une approche picturale pure est possible avec des logiciels comme painter, qui miment les outils et effets des artistes peintres et dessinateurs. Le logiciel est plus qu'utile - on y dessine (à l'aide de la tablette graphique) vraiment comme sur papier, mais trouve son plein développement qu'en synergie avec le post- traitement graphique et numérique des images obtenues.


    les lois de la robotique
    Monday, July 19, 2004 02:04 p.m.


    1) Un robot ne doit pas causer de tort à un humain ou, restant passif, laisser un humain subir un dommage.

    2) Un robot doit obéir aux ordres d’un humain, sauf si l’ordre donné peut conduire à enfreindre la première loi.

    3) Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu'une telle protection n'est pas en contradiction avec la première et/ou la deuxième loi. "

    Telles sont les "trois lois" de la robotique imaginées par Isaac Asimov. Dans son cycle qui commença avec le roman, recemment adapté au cinéma, "I, a robot", Asimov se complaisait à se jouer des paradoxes de la déontique des robots. Bridé par ces trois lois, qui présentent un caractère axiomatique, comment réagir à des ordres paradoxaux où, par exemple, pour sauver la vie d'êtres humains, il s'avère indispensable d'en sacrifier d'autre ; comment faire face à l'autosacrifice ? Le cycle des robots peut être une introduction à la logique déontique, où, plus simplement, mesurer les conséquences d'injonctions paradoxales : le double-bind engendre-t-il, comme chez les humain, névroses et dépressions ?

    l'esthétique peut elle surgir dans l'univers des robots : on pourrait le croire en voyant la vidéo de l'androïde "chef d'orchestre"... mais il s'agit moins de démontrer le sens musical (aucun rapport ici avec une conscience subjective de l'oeuvre de Beethoven) que la justesse d'une programmation où QRIO, la créature de Sony témoigne de la coordination motrice et d'une agileté quasi-humaine. C'est là que réside le défi androïde : la motricité sur des terrains accidentés et aléatoire... nous sommes encore loin de la conscience artificielle.

    Reste à s'interroger sur la fonction sociale de ces nouveaux robots domestiques : leur utilité pratique me paraît des plus réduits en regard du coût faramineux de ces machines - passer l'aspirateur, servir des boissons, tondre le gazons, alerter en cas d'incendie, surveiller les intrusions, assister des handicapés. En fait, leur fonction me parait être plutôt psychosociale : ce serait des objets transactionnels quasi-autonomes. De quoi aider à survivre dans le désert affectif d'un monde dédié, à tout jamais, à la rentabilité, à l'éphémère et à la surconsommation.


    anti-nucleaire
    Friday, July 16, 2004 12:26 p.m.


    un article de libération - les jeûneurs au bout du rouleau témoignent dans l'indifférence" (accessible le 16 juillet 2004) - témoigne des difficultées rencontrées par les militants antinucléaires rebelle à la décision récente de réimplanter de nouvelles centrales nucléaires civils. Ce qu'ils vivent dans ce jeûne désespéré c'est la fin d'une époque, la fin d'un mouvement dont l'apogée se situait entre 1975 et 1980. Le site "Vivre sans nucléaire" est tout imprégné d'utopisme écologique... mais la critique du nucléaire ne repose pas seulement sur la vision utopique d'une humanité rendue à sa prospérité et à son autonomie par la généralisation des technologies "douces" et la consommation exclusive d'énergies "renouvelables". Les promoteurs du nucléaire arguent que cette forme d'énergie est une alternative écologiquement pertinente par rapport à la production en centrales thermiques utilisant les sources d'énergie fossile. Mais on peut difficilement voir dans le "nucléaire" une énergie "propre" lorsqu'on considère l'investissement à très long terme impliquée par la gestion des déchets. En fait, la résistance antinucléaire est syptomatique de ce sens de responsabilité transgénérationnelle que Hans Jonas décrit.

    Autre donnée : l'importance donnée à la non-violence sacrificielle dans la stratégie de résistance. Quelle peut être la signification politique de la grêve de la faim : les pouvoirs publics et l'opinion y voient généralement une forme de chantage moral où autrui, l'adversaire, subirait les conséquences morales de l'autodestruction, par le jeune, du gréviste.

    Le "jeûne politique" est un retournement sur soi de la violence qu'il serait peut-être légitime d'exercer sur l'adversaire afin de contraindre l'opinion publique à prendre position en faveur du gréviste. L'otage du piège moral n'est donc pas, comme on pourrait le croire, les décideurs de la politique nucléaire, mais le public contraint à assister impuissant - sauf à pétitionner de concert avec les antinucléaires - à la déliquescence des corps affamés. Ne dramatisons pas cependant, le jeûne peut être toléré, sans dommages irréversibles, mais pas sans peine ou souffrance, durant plusieurs semaines.

    Ce que signifie, généralement, le jeûne politique est en fait l'impuissance d'agir. La grêve de la faim apparaît souvent en milieu carcéral : l'agressivité que l'on ne peut exerc er sur autrui se retourne sur soi, en une théâtralisation sacrificielle, expiatoire, du conflit. A cet égard et jusqu'à présent, on peut supposer que la mise en scène des grévistes antinucléaires porte à faux : mauvais moment, mauvaise conjoncture, mauvais scénario pour une autoflagellation devant un public décidément préoccupés par des problèmes bien plus urgents - la dégradation des relations sociales, le terrorisme, etc... - ou étouffé par les sollicitations siréniques de la société consumériste postmoderne.


    le loup dans le RER
    Tuesday, July 13, 2004 12:44 p.m.


    Est-ce pure manipulation que cette affaire d'agression antisémite où une jeune mère serait victime de six agresseurs "blacks et beurs"?
    --------- note ajoutée le 16 juillet
    la preuve est faite, l'aveu est obtenu : toute cette histoire est le fruit d'un mensonge mythomaniaque, à porter au seul crédit de la fragilité psychologique d'une jeune femme. Reste à analyser, mais la presse s'en est chargée, les raisons de l'emballement médiatique et politique, que l'on devra chercher dans l'angoisse générée par la multiplication réelle des actes racistes et antisémites... reste aussi à réparer les dégâts collatéraux : le discrédit porté sur les "beurs" et "africains" sera difficilement réparable et c'est ici que l'on mesure la responsabilité du journaliste, autant que celle, moindre ici, du politique. La haine existe, elle est quasi omniprésente, mais la peur, le sentiment d'insécurité engendre aussi les rumeurs, la paranoia, et pour finir, l'indifférence à la souffrance réelle, au profit d'une vision fantasmatique du monde.
    --------------

    La couverture médiatique de libération avait un goût douteux de racialisation de ce fait divers, le ton aujourd'hui de ce quotidien est plus mesuré, car les doutes surgissent. Le Figaro, que l'on pourrait croire porté sur l'exacerbation sécuritaire, apporte clairement - in "RER D : l'agression en question - des éléments qui mènent à douter de la realité de l'agression. La victime serait connue pour sa mythomanie et l'enquète policière n'a pu que rassembler des témoignages ou des éléments susceptibles d'accentuer le doute. Apparemment, politiciens et médias se sont rués sans hésitation dans le piège. Le plus probable est qu'une mise en scène mythomaniaque, peut être concomittante à une réelle aggression, mais banale et mineure, trouve dans un contexte socio-politique tendu par la multiplication des (réelles) agressions antisémites, une répercussion médiatico-politicienne démesurée. Le risque majeur est dès lors de voir le ministres et chefs de partis sombrer dans le ridicule et se discréditer. Dans ce jeu, Le Pen tire parti en se présentant comme modérateur, dénonçant la surexploitation médiatique de la thématique "antisémitisme" pour se "dissimuler les vrais problèmes"...

    La "racialisation" artificielle de faits-divers banaux semblent être un fait courant, et en tout cas un procédé de destabilisation idéologique efficace, car elle exploite à merveille la culpabilisation collective du racisme avéré tout en exacerbant, par la bande, le ressentiment raciste. On ne compte plus les récits, véhiculés par les "anti-antiracistes", de ces agressions où l'agresseur, qui fait partie d'une "minorité ethnique", se prétend victime d'attitude ou d'acte raciste. L'antiraciste se voit ainsi soupçonné de complaisance envers ce détournement de conscience civique.

    Pourrait faire ainsi partie d'une stratégie de destabilisation de l'opinion, la mise en scène de prétendues aggressions racistes, provocations pures destinées à exacerber les tensions sous couleur d'une dénonciation du racisme.

    C'est dans ce contexte que toute "racialisation" des comptes rendus de ces faits-divers reste dangereux. La décrispation sociale ne me semble possible que si l'on apprend à dépasser ce marquage ethnique. A ne voir dans ces agressions que le racisme, nous enfermons agresseur et victime dans leur identité ethnique, oblitérant peut être l'essentiel : la violation des droits humains, ceux des individus, sous-jacente à la violence urbaine.


    RER d'enfer
    Tuesday, July 13, 2004 01:54 a.m.


    1985, un film policier, de Roger Hanin, fait sensation..." trois jeunes gens lynchent un Arabe et le jettent par la fenêtre du train en marche. Une jeune femme tente de s'opposer aux agresseurs, mais elle est elle-même rudement molestée, sans qu'aucun des autres voyageurs n'ait tenté d'intervenir."... dans ce film, l'enquête montrera le rôle de formations politiques d'extrême-droite dans ce crime raciste.

    2004, l'opinion publique et le monde politique français s'émeuvent autour d'un fait divers odieux. Une femme est agressée, molestée, insultée comme juive, le ventre "taggé" de croix gammées, par six voyous armés de "poignards". Cela se passe dans le RER sans qu'aucun voyageur n'agisse. Et la presse de stigmatiser la lâcheté devant l'antisémitisme ... et le monde politique d'en appeler à une répression exemplaire. Soit. Le fait - l'agression d'une mère et de son bébé - révolte et l'on peut légitimement appeler à une répression accrue des actes de racisme ... Ne cachons pas ce fait : les agresseurs seraient, selon le témoignage de la victime, beurs et blacks...
    Le fait-divers rappelle le scénario de Roger Hanin, mais ici les rôles sont inversés : la victime de l'acte antisémite (mais l'aggression commença comme un banal vol) n'est pas arabe, c'est une "Blanche lambda".

    ... L'enquête policière déterminera, on l'espère, le déroulement exact des faits. Je m'attache ici au traitement journalistique de l'événement.

    L'article paru dans "libération" (Une odieuse agression dans le RER, de PATRICIA TORANCHEAU) et repris le 12 juillet par la Libre Belgique est éloquent : "Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles (Yvelines) tentent de retracer «l'agression à caractère antisémite» d'une «petite Blanche lambda de 23 ans avec son bébé» "... voilà, les faits semblent évident : la victime est une "petite Blanche" (notez la majuscule), les agresseurs "ont le look «racaille de banlieue» ", la victime pense " pense a priori «qu'il y a trois Maghrébins et trois Africains». Cela commence comme un vol de sac, les voyous fouillent le sac, découvrent la carte d'identité de la jeune femme et croient voir en elle une juive "du XVIe" arrondissement... l'attaque devient une agression antisémite caractérisée, les croix gammées sont tracées au marqueur sur le ventre, les vêtements lacérés, le landeau bousculé. Le récit du journaliste laisse cependant songeur, par les termes utilisés : "Les six Noirs et Beurs infligent un coup de pied à la jeune Blanche et la laissent à terre.".

    Ce qui motive le "sursaut républicain", la presse présente comme un fait d'antisémitisme odieux nous est relaté ici sans aucune prudence sémantique. Comment pourra-t-on espérer une décrispation de la tension interethnique, interculturelle ou inter-raciale lorsqu'on nous présente cet événement de manière aussi "racialisée" : l'image qui frappera l'opinion est celle d'une "racaille des banlieues" (expression que l'on pourrait voir issue du site web fascisant "sos-racaille"), six "Beurs" et "Noirs" agresser sauvagement "la jeune Blanche".

    Nous pourrions rappeler la position nuancée de Libération à propos des déclarations du président français concernant les récents actes antisémites : la visite en des lieux de mémoire des persécutions nazies ou de la résistance française relève d'une symbolique forte qui montre que le discours de Chirac s'adressait prioritairement à la communauté juive. Pourtant les manifestations de racisme ne se résument pas à ce regain d'antisémitisme, qui serait d'ailleurs essentiellement le fait de maghrébins mal inspirés par l'intifada palestinienne. Le chroniqueur de libé regrettait, dans le discours présidentiel, le peu d'attention porté au monde arabo-musulman, pourtant largement victime du racisme ordinaire ou de la ségrégation sociale.

    Or, d'un trait de plume, Libé efface ici toute nuance : l'article de Torancheau met en scène le fait divers d'une manière telle qu'elle constitue presque - mais ce n'est certainement pas intentionnel - une provocation au lynchage. Tous les stéréotypes racistes de la "Blanche" aggressée par le "Black" apparaîssent ici, et la démonisation atteint son comble dans le taggage des svastikas ... que signifie ce "marquage" dans l'esprit - assurément borné - de ces voyous ? Une identification au nazisme ? C'est peu probable. Une insulte antisémite : peut-être, mais le geste reste paradoxal de la part de ces individus sans doute - ce qui n'excuse évidemment rien - eux-même stigmatisés par l'extrême-droite... Du récit journalistique que peut retenir le lecteur sinon que la figure du racisme est aujourd'hui totalement inversée depuis 1985. A l'époque, le racisme stigmatisé était celui des nationalistes européanocentristes - nationaux-frontistes de tous poils - et il n'y avait que les milieux ultra-droitiers à se poser en victimes du "racisme antiblanc"... désormais, le discours de la victimisation raciale du "blanc", victime du racisme des "autres", se déploie sans complexe dans les colonnes du "libé". La figure du racisme, c'est le Beur antisémite et antiblanc. Il est à craindre que le "discours de fermeté" et le "sursaut républicain" voulu par le président ne débouche sur une stigmatisation plus grande encore des maghrébins et une exacerbation des ressentiments banlieusardes et confortera, in fine, la position des xénophobes.

    Concernant ce triste fait-divers, "Le syndicat Synergie-Officiers a quant à lui appelé à la plus grande prudence, en soulignant que le témoignage de la jeune femme présentait des "contradictions". Selon le secrétaire général Bruno Beschizza, "depuis hier soir sont apparues des contradictions. Il n'y a pas assez d'éléments probants". (Le Monde, 12 juin 2004).... de quoi douter.


    crime contre la paix
    Sunday, July 11, 2004 04:51 p.m.


    Le plan d'agression contre l'Irak que veut nous imposer l'administration Bush, de même que la guerre économique et militaire menée contre la société irakienne depuis 1990, menacent la paix et la sécurité de l'Humanité et sont contraires aux intérêts de la population irakienne. coalition québécoise au soutien au peuple irakien et palestinien.

    Il est certes tard pour dénoncer en ces termes une intervention qui a eu lieu et est officiellement terminée avec le transfert de souveraineté au nouveau gouvernement irakien. Il n'empêche que l'occupation américaine n'est pas terminée et que l'irak s'enlise dans une guerre prolongée. Ce qui est significatif est la relative indifférence qui accueille les dernières déclarations de Tony Blair reconnaissant que des armes de destruction massive ne seraient sans doute jamais trouvées. On peut s'étonner de l'ingénuité d'un aveu implicite de mensonge, ou, si l'on est très complaisant, de naïveté ou d'incompétence stratégique. Aux USA, des rapports très officiels relèvent que les informations données par les services secret ont été délibérément falsifiées ou tronquées en vue de faire accroire à la nécessité urgente d'une intervention en Irak : ici encore le mensonge et la pire propagande a tenu lieu de politique.

    Il était déjà pourtant évident que la guerre contre l'Irak - guerre décidée unilatéralement en dépit des réticences des nations-unies - violait le droit international, quel que soit d'ailleurs le caractère despotique du régime irakien. Dès lors on peut être fondé à accuser les USA et leurs alliés de "crime contre la paix"....

    Mais que recouvre cette catégorie juridique ? En droit international, le crime contre la paix désigne un acte d'aggression injustifiée contre un état souverain et est considéré comme le crime majeur en droit pénal international. C'est essentiellement sur cette base, et peut être plus que sur la base d'inculpation de génocide (inculpation fondée, insistons pour le dire) que les dignitaires nazis furent condamnés à Nuremberg.

    "Crime contre la paix" : le syntagme fait peut être sourire lorsqu'on considère toutefois le nombre et la fréquence des guerres demeurées impunies. Dans le cas de l'Irak on ne manquera pas de considérer la 2e guerre du Golfe comme la dernière étape de la première, l'achèvement d'une entreprise entamée par Bush sr, entreprise curieusement inachevée. En 1991, on pourrait considérer l'intervention de la "coalition internationale" comme justifiée en regard de l'invasion du Koweit, autre "crime contre la paix". ... mais les faits montrent qu'au terme de 10 ans d'embargo contre l'irak, sanction qui n'a fait que renforcer la dictature irakienne, aucune justification réelle n'existait pour une invasion de l'irak. Ce pays ne présentait, militairement, plus aucun danger. Ce qui fonde les critiques virulentes de cette "coalition québécoise au soutien au peuple irakien" et palestinien. Reste à s'interroger sur la nature de cette "coalition" et sur ses objectifs politiques, dans le lien établi, artificiellement sans doute, entre la cause palestinienne et la cause irakienne.


    le coût de la guerre
    Sunday, July 11, 2004 01:42 p.m.


    je renonce ici à citer un chiffre. A la seconde où j'écris, l'engagement militaire en Irak aura coûté au contribuable américain plus de 122.153.000.000 US $, mais à l'heure où vous lisez ce blogborygme, la somme se sera accrue de plusieurs dizaines de millier de dollars. Visitez le site "costofwar" : un compteur (javascript activé) égrène les dollars consacré à la guerre en irak. Des liens mènent vers une explication fouillée des méthodes de calcul, mais on peut aussi, d'un clic souris, comparer ces dépenses aux dépenses qui auraient pu être consacrées à l'éducation, à la santé, à la prévention du sida dans le monde, à la lutte contre la faim... bon, le procédé est classique, et l'on pourrait estimer que "la liberté n'a pas de prix"... mais de quelle liberté s'agit-il ? Le renversement du tyran Saddam Hussein fut certes une conséquence positive de la guerre irakienne, mais la démocratie, la liberté a-t-elle gagné ? Surtout, peut-on estimer que la paix est rétablie en Irak ? L'intervention n'a fait, jusqu'à présent, que soulever le couvercle d'une boite de Pandore géostratégique et il est plus que raisonnable de penser que l'Irak s'enlise dans une guérilla prolongée. ... (à suivre)